Lutte contre le gaspillage alimentaire

La prévention

Terre de Lombric, avec la prévention, concrétisée par l’accompagnement de projets de lutte contre le gaspillage alimentaire, consolide son engagement en faveur du mieux-manger et de la connaissance fine des sources de gâchis. Elle travaille à l’identification de pistes d’amélioration de la chaîne au long de laquelle se produisent les pertes et les gâchis.

L’évitement est pour Terre de Lombric le premier et le plus puissant des leviers pour faire diminuer les tonnages de déchets organiques issus de la restauration collective (scolaire, d’entreprise…).

La valorisation

Terre de Lombric met en œuvre depuis plusieurs années des projets de compostage dans les établissements scolaires pour contribuer à la prise en charge des biodéchets issus de la restauration, à leur valorisation par le compostage de proximité et par leur réutilisation en circuit court dans les jardins pédagogiques et les espaces verts des communes (retour au sol des matières hygiénisées).

Ce souci constant de ne plus jeter les restes et les préparations se double du souci d’utiliser le compostage dans les écoles comme un outil contributif à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Cet outil pédagogique autour duquel peuvent se concentrer différentes activités d’éducation et de sensibilisation permet d’observer un effet notable sur les quantités jetées et consommées au bout d’un an. Il inscrit également les pratiques dans la durée.

 

Les problématiques du Gaspillage Alimentaire

Les dimensions du gaspillage alimentaire

Dimension économique

Le gaspillage alimentaire peut se définir a minima comme un ensemble de pertes de différentes natures, et notamment financières, tout au long de la chaîne de productionpréparation-distribution-consommation. Ces pertes sont partagées à divers degrés par l’ensemble des acteurs de la filière de l’alimentation, ainsi que par les consommateurs finaux (convives, élèves…). Tous ces acteurs sont donc également les victimes financières des pertes occasionnées par les mécanismes et le système qui les régit.

Dimension environnementale

La production de matières destinées à l’alimentation nécessite l’utilisation de terres agraires, d’eau, d’énergie fossile, du temps, et souvent de produits dangereux pour l’environnement. Toute la production qui se retrouve jetée à un moment de la chaîne a donc un impact sur l’environnement à cause de l’accaparement inutile de ressources.

Dimension éthique

La réalité de la faim dans le monde, et dans une moindre mesure, dans notre pays, milite largement en défaveur du gaspillage alimentaire, qui apparaît donc comme une erreur morale à corriger d’urgence. Il n’est effectivement pas acceptable de constater, sans rien changer, la destruction de près d’un tiers de la nourriture mondiale quand des millions de personnes souffrent de malnutrition.

Un accompagnement motivé

Des objectifs à différentes échelles

En Europe, le gaspillage alimentaire est une préoccupation majeure, qui se traduit par diverses postures de sensibilisation et d’action visant à réduire les 90 T annuelles de déchets d’alimentation.

Un effort national

Les directives et les lois françaises prennent enfin en compte la problématique complexe du gaspillage alimentaire et l’inscrivent dans des objectifs de réduction significatifs comme un enjeu majeur des prochaines années. Sensibilisation, compréhension des natures du gaspillage, connaissance des valeurs réelles, traitement des déchets, valorisation sont des axes de réflexion et de travail qui sont progressivement mis en place, en faisant intervenir des acteurs de plusieurs secteurs différents (alimentation, agriculture, développement durable, écologie, déchets…)

Une préoccupation locale

Parce que la réussite des enjeux nationaux passe toujours par une prise en compte locale des problématiques, la responsabilité de chacun est ici engagée dans un ensemble d’objectifs et de processus visant à réduire massivement et durablement les pertes et gâchis tout au long de la longue chaîne de l’alimentation humaine.

Terre de Lombric s’inscrit à son niveau local dans cette dynamique pour offrir un accompagnement et un support à toutes les structures qui prennent acte des enjeux et souhaitent mettre en œuvre des processus de réduction du gaspillage alimentaire.

 

Les étapes d’un projet de lutte contre le gaspillage

Un projet de lutte contre le gaspillage alimentaire touche différents personnels et acteurs et agit à plusieurs niveaux de la chaîne de production-consommation, engendrant des modifications comportementales et de travail. Le facteur humain étant un élément essentiel de la réussite et de la pérennité de ce type de projets, l’ensemble des étapes doit prendre en compte cette dimension. Les étapes décrites ci-dessous permettent de mener un projet dans de bonnes conditions de réussite.

Le pilotage

La constitution d’un groupe de pilotage, regroupant l’ensemble des parties prenantes est un élément essentiel de la réussite du projet, et permet :

  • d’impliquer formellement des ressources
  • de lister les rôles et les responsabilités de chacun
  • de valider l’engagement des parties
  • de conduire le projet dans ses différentes phases jusqu’au succès

Le diagnostic

Le diagnostic donne le point de départ du projet et se décline :

  • en audit des cuisines et du restaurant côté convives
  • en formation des personnels au tri et aux pesées
  • en étude et analyse des métriques obtenus (phases de pesées)
  • en animation de concertations
  • en conseil sur les actions pouvant être proposées

Les actions correctives

A l’issue des premières pesées et de l’audit en cuisine, et à partir d’échanges collaboratifs entre les différentes parties, une liste d’actions correctives et d’améliorations est étudiée pour déterminer une série de premières mesures à mettre en œuvre. Ces mesures concernent les différents compartiments de la chaîne :

  • l’élaboration des menus,
  • la cuisine,
  • la distribution et
  • la consommation des repas.

Mesure de l’impact des actions

Les actions proposées, sélectionnées et mises en pratique sont suivies afin de contrôler leur bonne mise en application. Des mesures intermédiaires peuvent permettre de déterminer rapidement les effets positifs ou négatifs de ces mesures tout au cours du projet.

En fin de projet, une deuxième série de pesées suivies d’une analyse apportent une vision d’ensemble des actions et de nouvelles concertations sur des améliorations à apporter sur les mesures pour les rendre éventuellement plus efficaces.

Un bilan et des perspectives

Le bilan offre une vision comparée de la situation avant la mise en place d’actions visant à réduire le gaspillage alimentaire et après celles-ci. Dans les faits, il fournit des éléments très concrets quantifiés, des pistes d’amélioration proposées au cours du projet, des perspectives sur une projection annuelle ; enfin, il dresse également l’ensemble des échanges et des retours d’expérience obtenus entre les différents acteurs impliqués (corps enseignant, personnel de restauration, direction, animation).

L’accompagnement Terre de Lombric

Organisation

  • Mise en place et animation d’un comité de pilotage du projet
  • Rédaction des comptes rendus de réunions
  • Planification des étapes du projet avec les parties prenantes
  • Animation de la réunion de lancement
  • Animation du bilan intermédiaire et proposition d’actions correctives
  • Animation de temps d’échanges collaboratifs (actions correctrices et améliorations)
  • Animation du bilan final

Audit

  • Établissement de la grille d’analyse (Menus, Cuisine, Service, Consommation)
  • Fourniture des grilles de saisie des pesées
  • Formation au tri et aux pesées dans le cadre des campagnes d’évaluation
  • Formation au remplissage des grilles de mesures

Étude

  • Contrôle des données saisies pendant les semaines de pesées
  • Évaluation chiffrée du gaspillage en cuisine (quantités, coûts), du gaspillage de consommation, des restes non servis
  • Analyse des points forts et faibles des installations
  • Évaluation des menus les plus et moins générateurs de déchets

Conseil

  • Proposition d’actions en fonction des situations et des acteurs
  • Aide au choix et à la définition des actions à mettre en œuvre
  • Aide à la définition et à la méthode d’évaluation des objectifs par action

Implication

  • Participation ponctuelle à certaines actions de sensibilisation auprès des élèves
  • Suivi de la mise en place des actions
  • Participation à l’élaboration de supports de communication
  • Présence lors des pesées en cuisine et en réfectoire

Valorisation projet

  • Rédaction du bilan final
  • Rédaction de la fiche OPTIGEDE-ADEME
  • Participation à la rédaction de communications internes à l’établissement