Accompagnement sur le compostage autonome en établissement

La prévention

Terre de Lombric, avec la prévention, concrétisée par l’accompagnement de projets de lutte contre le gaspillage alimentaire, consolide son engagement en faveur du mieux manger et de la connaissance fine des sources de gâchis. Elle travaille à l’identification de pistes d’amélioration de la chaîne au long de laquelle se produisent les pertes et les gâchis au travers de projets de compostage autonome en établissement.

L’évitement est pour Terre de Lombric le premier et le plus puissant des leviers pour faire diminuer les tonnages de déchets organiques issus de la restauration collective (scolaire, d’entreprise…).

La valorisation

Terre de Lombric met en œuvre depuis plusieurs années des projets de compostage autonome dans les établissements de restauration collective pour contribuer à la prise en charge des biodéchets issus de la restauration, à leur valorisation par le compostage de proximité et par leur réutilisation en circuit court dans les espaces verts de l’entreprise, de l’école ou de la commune communes.

Ce souci constant de ne plus jeter les restes et les préparations se double du souci d’utiliser le compostage sur site comme un outil contributif à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Cet outil pédagogique autour duquel peuvent se concentrer différentes activités d’éducation et de sensibilisation permet d’observer un effet notable sur les quantités jetées et consommées au bout d’un an. Il inscrit également les pratiques dans la durée.


Les problématiques du compostage

Les dimensions du compostage autonome

Dimension économique

La production de déchets organiques, la collecte et le traitement ont un impact économique majeur sur les collectivités chargées de leur gestion au quotidien. Des traitements la plupart du temps fortement industrialisés, centralisés, nécessitant de nombreuses mises en œuvres coûteuses aussi bien en termes de foncier, de fonctionnement et de maintenance.

De même, l’achat de matières fertilisantes représente un budget pour les collectivités et les entreprises possédant des espaces verts à gérer.

Le compostage autonome de proximité permet à différentes échelles de supprimer des circuits actuels environ 30 % des poubelles, réduisant d’autant l’empreinte collective.

La taxe spéciale d’enlèvement, pour les Gros Producteurs, est mise en place désormais à partir du seuil de 10 Tonnes annuelles de déchets. Cette surtaxe représente un coût important dans les finances d’une entreprise ou d’une collectivité proposant une restauration collective.

Dimension environnementale

Outre l’évitement de déchets, les flux actuels nécessitent au minimum une gestion différenciée des déchets organiques dans un souci de récupération et de revalorisation matière-matière, pour un retour au sol des matières fertiles et pour une séquestration accrue du carbone.

L’usage des composts produits au plus près du lieu d’émission du déchet est également un enjeu fort pour limiter ou annuler l’usage de produits phytosanitaires et chimiques tous dangereux pour les sols, la biodiversité et des populations humaines.

Dimension éthique

L’urgence climatique, le respect des générations futures et de leur capacité à s’alimenter pose le problème fondamental de la gestion des déchets organiques et notre obligation de conserver la capacité de produire un stock de matière organique fertile et saine pour que la terre puisse rester un support vivant, un support nourricier capable de s’auto entretenir par sa propre régénérescence continue.

Le compostage autonome de proximité redonne également la responsabilité de son propre impact à chaque structure émettrice, rendant plus équitable la gestion collective des déchets.

 

Un accompagnement motivé

Des objectifs à différentes échelles

En Europe, le gaspillage alimentaire est une préoccupation majeure, qui se traduit par diverses postures de sensibilisation et d’action visant à réduire les 90 T annuelles de déchets d’alimentation.

Un effort national

Les directives et les lois françaises prennent enfin en compte la problématique complexe du gaspillage alimentaire. Elles l’inscrivent dans des objectifs de réduction significatifs comme un enjeu majeur des prochaines années. Sensibilisation, compréhension des natures du gaspillage, connaissance des valeurs réelles, traitement des déchets, valorisation sont des axes de réflexion et de travail qui sont progressivement mis en place, en faisant intervenir des acteurs de plusieurs secteurs différents (alimentation, agriculture, développement durable, écologie, déchets…).

Une préoccupation locale

Parce que la réussite des enjeux nationaux passe toujours par une prise en compte locale des problématiques, la responsabilité de chacun est ici engagée dans un ensemble d’objectifs et de processus visant à réduire massivement et durablement les pertes et gâchis tout au long de la longue chaîne de l’alimentation humaine.

Terre de Lombric s’inscrit à son niveau local dans cette dynamique pour offrir un accompagnement et un support à toutes les structures qui prennent acte des enjeux et souhaitent mettre en œuvre des processus de réduction des biodéchets : entreprises, communes (écoles et Espaces Verts), EHPAD, collèges, Lycées, restaurateurs, centres de Loisirs, Villages Vacances, campings…


Les étapes d’un projet de compostage

Un projet de compostage autonome en établissement touche différents personnels et acteurs. Il agit à plusieurs niveaux de la chaîne de consommation, tri, valorisation, engendrant des modifications comportementales et de travail. Le facteur humain étant un élément essentiel de la réussite et de la pérennité de ce type de projets, l’ensemble des étapes doit prendre en compte cette dimension.

Les étapes décrites ci-dessous permettent de mener un projet dans de bonnes conditions de réussite.

Le pilotage

La constitution d’un groupe de pilotage, regroupant l’ensemble des parties prenantes est un élément essentiel de la réussite du projet. Il permet :

  • d’impliquer formellement des ressources
  • de lister les rôles et les responsabilités de chacun
  • de valider l’engagement des parties
  • de conduire le projet dans ses différentes phases jusqu’au succès

Le diagnostic

Le diagnostic donne le point de départ du projet et se décline :

  • en audit des flux de matières cuisine et restaurant (repas, déchets)
  • en étude de la configuration des lieux (dimensions, commodités, passages)
  • en étude et analyse des métriques obtenus (phases de pesées lors de semaines de test)

L’évaluation de solutions

A l’issue des premières pesées et de l’audit en cuisine, et à partir d’échanges collaboratifs entre les différentes parties, une proposition de solution (avec variantes possibles) de compostage autonome est débattue pour obtenir un choix satisfaisant l’ensemble des parties impliquées.

L’évaluation communique les besoins en matériaux, en matières brunes, le rythme de remplissage des composteurs, les modalités de gestion au quotidien.

Accompagnement technique

Les formations des acteurs, l’aide à la mise en œuvre du site, et le suivi technique des composts pendant une phase de plusieurs mois vise au transfert des compétences et de la maîtrise des processus pour un accompagnement vers l‘autonomie. Le découplage des actions de suivi est progressif. Il se base sur l’assurance que le client prend en charge l’intégration des connaissances.

Mesure du compostage

Les déchets organiques détournés au compost sont pesés chaque jour pour quantifier avec exactitude les proportions de la réduction des biodéchets. Cette action est essentielle dans la mesure du progrès des détournements au compost. Elle permet un retour chiffré cohérent au client.

Les relevés permettent également de comprendre, par rapprochement avec les menus proposés, l’effet de la qualité des repas servis sur le taux de déchets produits, et d’en tirer des mesures correctives.

Enfin, l’évaluation précise des quantités introduites au compost permet de projeter une production estimée de compost en phase finale du procédé, et donc une approche plus fine des flux et du coût induit de leur gestion.

Un bilan et des perspectives

Le bilan offre une vision comparée de la situation avant la mise en place du compostage autonome et après celui-ci. Dans les faits, il fournit des éléments très concrets quantifiés, des pistes d’amélioration proposées au cours du projet, des perspectives sur une projection annuelle ; enfin, il dresse également l’ensemble des échanges et des retours d’expérience obtenus entre les différents acteurs impliqués (corps enseignant, personnel de restauration, direction, animation, convives…).


L’accompagnement Terre de Lombric

Organisation

  • Mise en place et animation d’un comité de pilotage du projet
  • Rédaction des comptes rendus de réunions
  • Planification des étapes du projet avec les parties prenantes
  • Animation de la réunion de lancement
  • Animation du bilan intermédiaire et proposition d’actions correctives
  • Animation de temps d’échanges collaboratifs (actions correctrices et améliorations)
  • Animation du bilan final

Diagnostic de flux

  • Évaluation théorique des quantités mensuelles et annuelles de biodéchets en fonction du contexte (scolaire, entreprise…) et des convives.
  • Fourniture des grilles de saisie des pesées
  • Formation au tri et aux pesées dans le cadre des campagnes d’évaluation
  • Formation au remplissage des grilles de mesures
  • Évaluation sur la base des semaines test et comparaison avec les métriques théoriques
  • Évaluation des servitudes et contraintes de site (circulation poubelles, stockage, point d’eau, parties roulantes…)

Évaluation des solutions

  • Contrôle des données saisies pendant les semaines de pesées
  • Propositions de nouveaux flux de tri des déchets (respect de la « marche en avant »)
  • Évaluation des quantités nécessaires en matières brunes et de la capacité à la fourniture de cette matière (production sur place, recherche de partenaires)
  • Estimation des quantités de compost pouvant être produites
  • Proposition d’emplacement, de mode de compostage (chalets, bacs, andains…)
  • Proposition du rythme des cycles (remplissage, brassages, retournements, récoltes)
  • Proposition de contenus de communication à destination des convives et du personnel d’office en fonction de leurs rôles respectifs
  • Analyse des points forts et faibles des installations
  • Évaluation du nombre de personnes à former
  • Évaluation du matériel nécessaire à la pratique du compostage autonome dans des conditions optimales
  • Évaluation du potentiel de réutilisation du compost produit

Formation

  • Formation au tri des biodéchets en cuisine et à la plonge
  • Formation au tri en salle de restauration
  • Formation au dépôt des apports au compost
  • Formation des référents à la gestion quotidienne du compostage autonome
  • Formation à l’utilisation d’une plate forme informatisée de saisie des relevés

Mise en œuvre

  • Assistance à la mise en place du site de compostage autonome
  • Présence et animation du lancement du compostage et premiers jours de compostage

Accompagnement et suivi

  • Visites programmées de contrôle et de corrections de compost
  • Suivi informatisé des quantités détournées
  • Suivi informatisé des alertes et des interventions (tenue des journaux de compostage)
  • Transmission de compétences aux référents au cours des événements majeurs (retournements, tamisage, récoltes)

Valorisation projet

  • Rédaction du bilan de mi-parcours
  • Rédaction du bilan final
  • Rédaction de la fiche OPTIGEDE-ADEME
  • Participation à la rédaction de communications internes à l’établissement

Supervision numérique WastePoint

  • Accès dématérialisé à une plate forme centralisée de gestion des relevés
  • Accès sécurisé à une interface de pilotage du site de compostage
    • alertes
    • interventions
    • statistiques compostage du site
    • statistiques générales
    • gestion des référents (utilisateurs)