Les intrants chimiques détruisent la fertilité de nos sols

La réalité de la stérilité des sols

En France, la réalité se traduit par l’exemple de la Beauce, dont la stérilité du sol atteint 80%.

La cycle du carbone
Cycle du carbone

Partout dans les pays industrialisés ayant mis en place l’agriculture intensive, la terre s’est appauvrie au point d’en devenir stérile pour la plus grande part. Aujourd’hui, un champ ne peut plus assurer la nourriture suffisante pour une production s’il n’est pas très fortement amendé avec  des engrais de synthèse et les plantes protégées par des hectolitres de pesticides divers, dont tous ne sont pas autorisés.

La stérilité des sols se traduit également par une terre dont la composition en micro organismes est quasi nulle, et en tous cas, insuffisante pour participer efficacement à l’écosystème agraire. Il s’ensuit un appauvrissement régulier des différentes couches du sol, sur les 40 cm de terre arable utile à la culture agricole.

Un sol sans vie

De plus, n’ayant plus d’activité micro organique, l’activité de la faune du sol en est également fortement impactée, ce qui engendre une déstructuration du sol, conduisant à une asphyxie des couches cultivées, à une terre compacte et stérile (par absence de cycles vie-mort des organismes). Ces caractéristiques modifiées engendrent une forte diminution de la capacité du sol à retenir les nutriments, le carbone et l’azote ; ce qui augmente d’autant l’impact négatif des cultures.

Enfin, un sol compacté est un sol qui ruisselle, et qui n’absorbe pas. Inondations, débordements de ruisseaux sont la conséquence directe d’une terre stérile qui ne remplit plus ses multiples fonctions de rétention, de stockage.

La stérilité des sols est en sus augmentée de façon dramatique par les techniques agricoles elles mêmes, qui font un retournement en profondeur de la terre en remontant à la surface les couches pauvres en nutriments et en enfouissant les couches riches utiles aux végétaux. Le lessivage n’apporte pas les nutriments attendus car ceux-ci ne sont plus accessibles à la pluie.

La stérilité de la terre provoque l’augmentation des taux de métaux lors et agents pathogènes à la surface des champs. En d’autres endroits, la gestion à court terme des terres conduit au même résultat, lorsque d’immenses surfaces de forêts sont abattues et brûlées sur place, rendant certes la terre fertile quelques années, mais vouant également cette dernière à une totale stérilité par non renouvellement de la ressource permettant un enrichissement continu en cycles naturels. De plus, ces zones ravagées engendrent d’immenses libérations de GAS et provoquent de profonds bouleversements des écosystèmes locaux (chaines alimentaires, réservoirs d’organismes et de maladies jusque là isolées dans un biotope limité, modification du temps et de la pluviométrie…).

Mondialisation et achat de terres arables

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L’action principale de Terre de Liens passe par l’acquisition de terres et de fermes qui vont rejoindre le réseau des fermes Terre de Liens. Ces terres sortent définitivement du marché spéculatif, sont assurées d’être maintenues à long terme dans leur vocation agricole et sont prêtes à accueillir de nouveaux agriculteurs aux pratiques agricoles respectueuses des sols et de l’environnement.

Aujourd’hui, le constat est grave. A tel point qu’une nouvelle guerre de ressource commence à voir le jour. Les pays pauvres, qui n’ont pas les moyens de résister aux pressions financières de pays riches ou émergents se voient contraints de louer ou pire, vendre leurs terres encore arables, au mépris de l’avenir même de leurs peuples et de leur subsistance. Un combat inégal, que bien peu de pays en développement sont en mesure d’endiguer. Une fois encore, la mondialisation et le capitalisme asphyxient et mettent dans la balance des ressources qui devraient être inaliénables.

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