Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage, un défit pour le diagnostic des biodéchets

Terre de Lombric a travaillé cette année en partenariat avec un cabinet d’études situé en PACA pour réaliser une étude de faisabilité sur la gestion et la valorisation locale des biodéchets d’une commune engagée dans une démarche TZDZG.

Les missions :

  • réaliser un diagnostic quantitatif et qualitatif des biodéchets pour tous les établissements publics de la commune, et un diagnostic pour les gros producteurs (privés et publics) (volumes de déchets, typologie, fréquences, pratiques existantes, répartition géographique)
  • réaliser un diagnostic des réutilisateurs potentiels de biodéchets et/ou de compost pour une mise en adéquation entre producteurs et utilisateurs dans le cadre d’un projet d’économie circulaire
  • concevoir à partir d’ateliers participatifs des scénarii de collecte et traitement/valorisation sous les angles techniques (réemploi, nourriture animale, compostage) et financiers (investissement, fonctionnement)
  • concevoir un scénario d’économie circulaire. Ce scénario replaçait la gestion de proximité au cœur d’une économie sociale et solidaire, basée sur la réalisation de services par un ensemble d’ACI. Son ambition était de permettre la redéfinition et la relocalisation des flux et leur usage au sein de la commune.

Enjeux :

Pour Terre de Lombric, 6 mois de travail ont été utilisés pour accomplir cette étude prospective et participer ainsi à une meilleure connaissance et compréhension des enjeux et des possibilités de ce territoire. Terre de Lombric ajoute ainsi à son expertise Biodéchets une méthodologie et une approche territoriale des biodéchets pour la proposer à ses clients.

Compostage domestique, défi ou gageure ?

Le compostage domestique, qui constitue encore aujourd’hui une pierre angulaire des dispositifs aidés fournis par les collectivités dans le cadre d’un Plan Local de Prévention des Déchets, nécessite après quelques années de faire un point.

Assisté par Terre de Lombric, le SEAPFA, avant sa jonction avec d’autres collectivités au sein de la nouvelle entité Terres d’Envol, a souhaité faire ce point sur la pratique du compostage domestique.

Un questionnaire établi en collaboration avec le SEAPFA et l’organisation de rendez-vous sur le terrain (de février à juillet 2017) ont permis de tirer un premier bilan de la pratique sur quatre villes: Villepinte, Tremblay, Sevran et le Blanc-Mesnil.

Quels objectifs visés ?

  • faire un point et une mise à jour de son fichier
  • connaître l’état de son parc de composteurs
  • réévaluer les pratiques de tri et de compostage
  • évaluer l’état du besoin et du gisement à couvrir

Quelles sont les observations ?

Sur les habitudes de tri, les déchets les plus détournés sont les épluchures de fruits et légumes (hors agrumes) et les tontes de gazon.

La majorité des ménages, en milieu urbain, détourne moins de 150 litres par mois de biodéchet.

Brassage :

Encore 40% qui ignore l’utilité et la nécessité de brasser. Une majorité brasse avec un outil peu ou pas adapté, occasionnant ainsi une mauvaise pratique.

Sur l’humidité, 50% des sondés ignorent la bonne manière de gérer l’humidité et parmi les 50% restant 83% la gèrent mal.

Il reste quelques légendes urbaines sur le tri et le compostage bien implantées (agrumes, cendres). En revanche, les consignes sur les déchets carnés sont bien respectées. On observe en général trop de tontes, et pas assez de matières sèches carbonées.

Une majorité de composts est encore déséquilibrée.

Enfin, une méconnaissance assez générale des pratiques alternatives sur la gestion des déchets verts.

Quelles conclusions, quelles pistes ?

Ces constats ne sont pas réservés au territoire suivi par le SEAPFA. Elles sont le reflet d’une situation nationale, observée par ailleurs à plusieurs reprises. Ce qu’elles réservent est plutôt symptomatique d’un héritage dû aux pratiques induites par l’ADEME à une époque récente et auxquelles les collectivités ont été incitées par le jeu des subventions au compostage domestique (dotation en composteurs).

Quels défis alors pour contrer ces effets collatéraux et amplifier/améliorer le compostage domestique ? Ils pourraient être de plusieurs sortes :

  • donner plus de moyens dédiés aux services facilitant l’accès à la matière sèche carbonée
  • organiser et fédérer plus de formations revenant sur les fondamentaux et les pratiques alternatives de gestion des déchets verts
  • recruter, former et animer des guides composteurs de manière à mailler intelligemment le territoire pour une efficacité optimale
  • une documentation actualisée, ludique
  • créer et entretenir un lien plus fort entre les citoyens et leur collectivité
  • institutionnaliser une vision plus globale de la gestion de la matière sèche, de la captation des gisements à la régénération de nouveaux gisements (culture d’arbres à trogne, plantations d’arbres en milieu urbain…)

Quel potentiel de biodéchets sur le territoire audité ?

Si sur les quatre villes du territoire, on ne considérait le gisement que sur les foyers de 1 à 4 personnes, le flux de biodéchets pouvant être capté serait de 94%, soit environ 5249 T/an. Cette donnée, importante, significative, ne peut malheureusement pas être tenue dans l’avenir qu’à deux conditions au minimum : développer conjointement les pistes évoquées précédemment :

  • promotion poussée du compostage (sous toutes ses formes)
  • gestion globale de la matière sèche carbonée, de sa production à sa répartition.

Sans ces deux points, l’avenir du compostage domestique restera anecdotique, et donc, fondamentalement voué à un échec relatif en termes d’échelle.

Formations Guide et Maître Composteur

Le groupement Composterre-Terre de Lombric est désormais en capacité de réaliser l’ensemble des formations relatives au référentiel métier conçu par l’ADEME pour la gestion de proximité des biodéchets.

Il oeuvre actuellement à l’enregistrement de toutes ces formations auprès de l’organisme gestionnaire de la gestion de proximité pour officialiser et permettre l’accès à ces formations reconnues.

Premiers résultats

Les parcours des premiers stagiaires MC ont été récemment validés lors de la présentation de leur soutenance. Les projets présentés :

  • un compostage de quartier dans une commune, avec un lien vers un jardin partagé et les déchets d’un établissement scolaire
  • un diagnostic de territoire pour l’implantation en centre ville de composteurs de quartier afin de réaliser un maillage et capter un maximum de biodéchets des ménages
  • une mise en oeuvre d’un projet d’amélioration de la gestion de matière sèche carbonée et une lutte contre le brûlage des déchets verts
  • un projet d’implantation d’un compostage en cœur de village pour un essaimage systématique sur les communes d’un territoire.

De nouvelles formations Guide Composteur sont prévues en fin d’année 2017 et début 2018 sur Aix en Provence et sa région.

Enjeux des formations

Grâce à l’expérience du groupement sur le compostage autonome et partagé, les stagiaires Maître Composteur bénéficient d’une approche méthodologique et technique ainsi que d’outils de diagnostic territorial leur permettant d’appréhender plus concrètement leur territoire et ses dimensions.

Des outils précieux pour comprendre et se donner les moyens d’agir en montant des projets porteurs de sens, efficaces et réalistes.

L’ouverture d’un deuxième pôle

Voulu par le groupement, l’ouverture d’un pôle de formation en région parisienne est en cours d’élaboration afin de diversifier l’offre dans cette région et apporter les compétences acquises sur ce terrain par Terre de Lombric. Ce pôle serait situé dans le Val d’Oise, en proximité immédiate de nombreux projets fonctionnels mis en place par Terre de Lombric depuis 2013.

Pierre Curie, un compostage autonome assumé par tous

Le compostage autonome à l’école Pierre Curie, de Pierrelaye, a déjà quelques mois d’existence… Retour sur cette mise en oeuvre.

Une réalisation des composteurs

Les animateurs et animatrices très motivés sont à l’origine du projet, pour créer une activité pleine de sens avec les enfants pendant la pause méridienne. Ils ont ainsi tenu à créer de toutes pièces leur propre système de compostage autonome. Pour cela, ils ont choisit l’auto construction avec des palettes et du bois issus de palettes, en s’appuyant sur l’expérience et les conseils de Terre de lombric.

Les enfants ont participé en créant des dessins (lors d’un concours) et en les réalisant grandeur nature sur les composteurs pour les illustrer.

Composteurs palette de l’école Pierre Curie
Concours dessin Composteurs palette

Un tri accompli

Une très bonne et attentive participation des enfants accompagnés par leurs animateurs a permis de remplir la cellule d’apports. Cette cellule, grande de plus d’1 m3 s’est remplie en seulement deux mois. Ce gaspillage alimentaire était aussi une des motivations et préoccupations des animateurs et de l’ensemble des acteurs participant au projet (Tri Action, Commune de Pierrelaye).

Dépôt des déchets de cantine avec les enfants

Un suivi consciencieux

Un brassage régulier du compost par les animateurs a permis d’obtenir en peu de temps un compost homogène, vivant, et sans grands problèmes notables.

En juin dernier, le premier retournement a eu lieu en présence de Terre de Lombric pour contrôler l’état de transformation des matières et l’humidité relative du tas, afin de relancer le processus et de laisser la place au nouveau cycle de compostage. Terre de Lombric a profité de l’occasion pour continuer à transmettre les bons gestes aux équipes afin qu’elles améliorent leur maîtrise et leur autonomie.

Une pause « technique »…

Suite à un repos des composts en période estivale, et suite à une pullulation d’une colonie de surmulots (Rattus norvegicus), les composts ont été interrompus récemment. Une opération de dératisation a été accomplie. En l’état les composts, pourtant bien affinés, ne peuvent plus être utilisés à cause de la présence de souillures de rats et de traces d’excréments mêlés à quelques restes d’anticoagulants.

Plutôt que de tout jeter et de rendre ainsi le projet « contre productif », les composts seront évacués vers un espace calme et sans accès public. Ceci afin de les laisser s’affiner et s’hygiéniser naturellement sous une bâche, à même le sol. Il n’y aura ainsi aucun risque de contact avec les enfants.

Cette pause permettra :

  • de repositionner des pièges dans les cellules vides pour diminuer l’appétence des rats pour cet endroit
  • de consolider et d’hermétiser les bacs afin d’autoriser le redémarrage du compostage dans de bonnes conditions

C’est donc bien un compost assumé, et ont les impacts sont suivis par tous, qui est à l’oeuvre dans cette école !

L’école Pierre Curie de Pierrelaye à l’heure du compostage !

Cette démarche pédagogique, initiée par les animateurs, prend de l’ampleur. L’ambition est de collecter et de composter les restes de préparation de la cuisine centrale ainsi que les restes de repas de l’école. Terre de Lombric accompagne l’école Pierre Curie de Pierrelaye sur ce projet de compostage.

Compostage - Le recyclage à la cantine

Un projet vertueux

Dans l’esprit recyclage jusqu’au bout, et afin de créer encore de l’activité pédagogique avec les enfants, les animateurs ont décidé, appuyé par le service Environnement et vie Scolaire, de construire eux-même les composteurs qui accueilleront les déchets organiques. Le bois de palette sera mis à contribution pour construire rapidement des cellules de compostage en rapport avec le flux observé au quotidien.

Compostage - Etapes du projet pédagogique

Une issue logique au compost

Et de la suite dans les idées, les animateurs n’en manquent pas. Ils prévoient également de préparer un jardin pédagogique qui se nourrira du compost produit au long de l’année.

Des intérêts convergents

Vie scolaire, Environnement, Espaces Verts… les services de la ville vont coopérer pour rendre le projet possible et durable :

  • pédagogie autour du compost,
  • et également autour du gaspillage alimentaire,
  • réutilisation d’une partie du broyat d’élagage et du compost produit.

Ces activités sont autant de points de convergence qui vont souder les services.

Un projet soutenu et encouragé

Fort de l’accompagnement de quelques réalisations déjà sur le territoire, le syndicat Tri-Action a décidé de financer ce projet de la ville de Pierrelaye, à l’instar de ceux de Bessancourt, les années passées. Ce faisant, il fait progresser le territoire sur la voie de la gestion de proximité.

Mais alors, que fait Terre de Lombric ?

Compostage - Suivi de Terre de Lombric

Toujours dans son rôle de conseil, d’études et d’expertise, Terre de Lombric a participé au cadrage du projet, au diagnostic et à l’évaluation de la solution. Terre de Lombric amène sa compétence sur l’autoconstruction et son expertise sur l’analyse des flux et le respect des règles sanitaires.

Terre de Lombric accompagnera également par la formation des agents et le suivi technique des composts jusqu’à la première récolte. Nous transmettrons notre savoir en amenant le projet vers l’autonomie.

N’hésitez pas à nous contacter pour mettre en place vos projets de compostage.

La rentrée au jardin pédagogique de Bessancourt

La rentrée au jardin pédagogique de Bessancourt

Depuis quelques mois les enfants sont de retour à l’école. Il faut un peu de temps pour reprendre le rythme, se familiariser avec sa classe, son professeur, retrouver ses amis, se souvenir du programme. Et puis, l’atelier jardin pédagogique redémarre. Bilan de l’été, le centre était fermé, restera-t-il quelque chose au jardin après ces mois brûlants, sans entretien ?

Goûter sa récolte

L’approche permaculturelle porte ses fruits. Le paillage sous les tomates nous laisse l’occasion de goûter les différentes variétés. A coté des tomates, on croque une feuille de roquette vivace, ça pique ! Les enfants s’amusent.  Les pieds de courgette, semés au printemps dans la serre, ont donné quelques beaux fruits vert sombre.

Fête des TAP à Bessancourt

En prévision pour une belle récolte dans le jardin pédagogique l’année prochaine, on épand le compost produit l’année dernière avec les déchets de cantine. Les enfants manient la pelle et la brouette. C’est la préparation des sols de l’automne.

Découvrir les variétés

Les salades sont montées en fleur, puis en graine. Les enfants peinent à les reconnaître. On ramasse les bouquets entiers de salades et de radis, eux aussi en graines. Ces bouquets mis à sécher dans la serre serviront plus tard. Côté engrais verts, on a des bouquets de céréales à ramasser : du blé, du triticale et de l’avoine mais aussi la moutarde. Là encore, on fait goûter les graines aux enfants : goût de la farine, goût un peu piquant pour la moutarde, on regarde les graines leurs formes, leur couleurs, leur taille. Et on admire nos tournesols géants qui serviront de garde manger tout l’hiver pour les oiseaux.

Rentrée au jardin pédagogique

La curiosité dans le jardin pédagogique

Les oignons, il ne reste plus rien en surface mais les beaux bulbes se cachent non loin de la surface du sol. Une, deux, trois pelures à cet oignon jaune paille des vertus ; l’hiver sera rude ! Plus loin ce sont les blettes qui font une belle tache verte dans le jardin. Elle n’ont absolument pas souffert de l’été. Là encore, un paillage généreux leur a permis de conserver leur réserve d’eau, tout en évitant la pousse des adventices (« mauvaises herbes »). Quelques feuilles sont distribuées aux enfants, les plus gros plants sont laissés, ils produiront des graines l’année prochaine. On goûte les carottes jaunes, on fait le concours de celui qui tirera la plus belle… Là aussi, le goût authentique des légumes peut surprendre !

Les enfants au jardin pédagogique

Enfin on prépare l’atelier graines. Les enfants s’assoient en rond dans l’herbe quand le temps le permet, et sinon en salle de classe. Chacun fait un origami avec une feuille de papier carrée, elle servira de pochette pour stocker les graines collectées. On inscrit dessus la date, la variété et si possible le lieu de la collecte.  Et puis, tranquillement on défait les graines de laitue, de haricots, de tournesol, de blé ou d’avoine, de coriandre et d’aneth qu’on range soigneusement dans la pochette. Une activité calme et méthodique, un apprentissage de la patience et sur l’origine des légumes, un vrai bonheur pour les petits et pour les grands…

Récolte des graines au jardin pédagogique

N’hésitez pas à visiter notre page facebook pour retrouver plus de photos de cette journée.

Résultats en chiffres d’un compostage en établissement scolaire

Résultats en chiffres d’un compostage en établissement scolaire

Les premiers résultats des composts dans les écoles de Franconville, commencés en avril 2016, sont déjà visibles. En moins de six mois et dans seulement 6 écoles, on constate que 3,1 Tonnes de restes de repas sont non consommés. Que peut-on faire contre le fléau du gaspillage alimentaire ? Un projet de compostage dans les établissement scolaire est certainement une des solutions !

Résultats - Quantités de déchets détournées
Illustration 1 : Données extraites par l’application WastePoint (une création Terre de Lombric)

Lutte contre le gaspillage alimentaire

Les résultats des chiffres extraits de l’application WastePoint nous permettent de visualiser plusieurs choses.

Le nombre de repas collectés est d’environ 37 735, ce qui représente une quantité moyenne compostée par repas de l’ordre de 44,81 g, soit un détournement moyen de la poubelle vers le compost de 49,5 %.

Un chiffre global raisonnable comparé à la moyenne française donnée par l’ADEME, mais qui doit malgré tout faire réfléchir les acteurs de la restauration scolaire (élus, parents, professionnels de la restauration, équipes enseignantes) sur la lutte permanente contre le Gaspillage Alimentaire.

Résultats - Tamisage rotatif Résultats - Compostage dans un établissement scolaire

Saluons le travail excellent de tous les acteurs impliqués qui ont su donner et prolonger la dynamique : élues très présentes, agents Espaces Verts consciencieux, compétents et vigilants, personnel d’animation très impliqué, enfants attentifs au projet et à ses significations. De ce travail collectif ressort déjà que la part moyenne de biodéchet compostée par repas diminue. L’objectif est que le repas soit mangé le mieux possible par les enfants.

Les résultats par les chiffres

Afin de continuer à faire baisser les tonnages les responsables de projet ont besoin de visibilité sur :

  • les efforts accomplis,
  • les efforts à fournir,
  • les objectifs à fixer,
  • les améliorations à mettre en œuvre.

L’exploitation et la compréhension des valeurs n’a été rendue possible que grâce à un suivi régulier et à des pesées rigoureuses des quantités mises au compost. Ceci a permis à chaque établissement de communiquer avec les enfants sur les conséquences du gaspillage alimentaire sans engendrer de coûts supplémentaires.

Résultats après compostage, un compost de bonne qualité
Tamis rotatif

A ce jour, l’impatience monte d’un cran au vu de la qualité du compost obtenu après 5 mois. L’heure de la récolte va bientôt sonner et les enfants seront aux premières loges !

N’hésitez pas à nous contacter pour un projet de compostage et/ou de sensibilisation au gaspillage alimentaire dans votre école.

Compostage à Franconville, transmission par la formation

Compostage à Franconville, transmission par la formation

Après 6 mois de suivi et de formation des agents, Terre de Lombric relâche un peu sa surveillance sur les composts des 6 écoles de Franconville. Relâche car l’autonomie des acteurs est très largement supérieure à la moyenne grâce à la formation :

  • des personnels de cantine et animateurs. Ceux-ci sont restés impliqués et respectueux des consignes de tri. Aucun incident dû à une erreur de tri.
  • du personnel Espaces Verts. Ils sont désormais compétents et aptes à répondre au quotidien aux sollicitations, aux questions et aux problèmes courants des pratiquants. Ils sont autonomes sur les interventions de retournement, corrections de mélange et d’humidité, tamisages.
Formation - Accompagnement pédagogique
Accompagnement pédagogique

La récolte des composts a produit un compost mi-mûr de très belle facture. Tamisé, il a été récupéré et gardé pour montrer aux enfants et aux animateurs le résultat obtenu. Les écoles qui le souhaitent vont pouvoir utiliser une partie de cet amendement gratuit. Le reste sera destiné à l’usage des Espaces Verts de la Ville.

Formation - Compost mûr
Compost mûr
Formation Tamis rotatif
Tamis rotatif

Et après ?

Suite au succès de cette première tranche du projet, les élus ont souhaité étendre le compostage à trois nouvelles écoles, dans la lignée de ce qui a été mis en place pour les six précédentes.

Terre de Lombric est très heureux d’avoir réussi à transmettre ses connaissances et ses compétences par sa formation aux agents de terrain. Nous espérons qu’ils conserverons leur motivation, leur enthousiasme et leur mobilisation sur ce projet. En conséquence, nous espérons qu’ils sauront également transmettre et motiver à leur tour les autres acteurs pour maintenir le projet sur la bonne voie.

Pour conclure, la collaboration a été exemplaire. Nous n’oublierons pas de saluer l’engagement du Syndicat Émeraude pour la fourniture des composteurs et sa volonté d’étendre cette démarche à d’autres villes du territoire.

N’hésitez pas à visitez notre page facebook Terre de Lombric. Vous trouverez nos conseils pratiques et les autres projets que nous avons menés.

Terre de Lombric accompagne le SYCTOM

Terre de Lombric accompagne le SYCTOM

C’est officiel, Terre de Lombric a été retenu sur l’appel d’offres du SYCTOM !

Terre de Lombric, en acteur du territoire Francilien sur la gestion de proximité des biodéchets, et fort de son expérience en projets de compostage autonome d’envergure, a souhaité prolonger l’application de son action et de ses compétences aux domaines du compostage (et lombricompostage) partagé (pied d’immeuble, quartier…) en répondant à l’appel d’offre lancé par le Syctom fin 2015.

L’enjeu était d’apporter son expertise et son savoir-faire à cette grande collectivité tout en restant impliqué de manière locale, ancré sur un territoire proche de sa zone d’action initiale. Terre de Lombric a donc choisi de candidater sur une fraction seulement du marché afin de garantir à son futur client l’adéquation entre ses moyens internes et l’ambition des prestations à accomplir sans perdre en qualité.

Le Syctom a retenu, entre autres, la candidature de Terre de Lombric sur le marché « Accompagnement à la mise en place du compostage partagé » pour le territoire du département 93, couvrant ainsi le nord et l’est de l’Ile de France :

zone d’intervention de Terre de Lombric – Syctom

L’objectif du marché est d’accompagner les collectivités adhérentes du Syctom sur des démarches de mise en place, suivi et contrôle de sites de compostage. Il s’agit d’amplifier les objectifs de détournement des biodéchets sur son territoire.

Les missions qui seront confiées à Terre de Lombric sont les suivantes :

  • Évaluation de faisabilité par des diagnostics de sites

  • Promotion/présentation de réunions publiques

  • Suivi de sites pendant 8 à 9 mois

  • Visites de sites en autonomie

  • Prélèvements et interprétation d’analyses de compost

A travers ce nouveau programme d’aide et de soutien technique aux communes adhérentes, le Syctom escompte atteindre 8 000 Tonnes de biodéchets détournés des ordures ménagères d’ici 2020.

Terre de Lombric profitera de ce partenariat pour parfaire sa méthodologie dans une logique d’amélioration continue. Terre de Lombric souhaite en faire profiter tous ceux qu’elle formera aux métiers de Guide et de Maître Composteur.

Si vous faites partie de ce territoire et que vous souhaitez initier un projet de compostage de quartier, n’hésitez pas à contacter le Syctom !

Alexandra Lhuissier : LHUISSIER@syctom-paris.fr

Fête des TAP à Bessancourt : célébrons le jardin pédagogique !

Fête des TAP à Bessancourt : célébrons le jardin pédagogique !

« Entre les gouttes… » Ca aurait pu être le thème végétal de cette année si nous n’avions pas un été très sec. Retour donc à cette fin de printemps où les enfants des écoles de Bessancourt ont célébré le jardin pédagogique suite aux TAP auxquels ils ont participés durant l’année scolaire.

Tous détendus après l’atelier de clown, les enfants ont pu faire visiter le jardin pédagogique à leurs parents. Pour certains, il y a eu découverte des saveurs nouvelles comme la moutarde en jeunes pousses, la coriandre ou la roquette vivace, les petits pois crus pour plus de douceur et les jeunes carottes.

Jardin pédagogique - Fête des TAP à Bessancourt

Jardin pédagoqique de l’école Lamartine

A Lamartine, pour le plus grand plaisir des enfants et des animateurs, nous avons déterré une partie des pommes de terres, véritable partie d’exploration, pour une petite récolte de jolies pommes de terres nouvelles. Les fraisiers ont donné d’abondance, même s’il fallait parfois partager avec la petite  limace ou le cloporte qui essayait de rester sur le fruit, mais certains enfants ont tenu bon, ils ont décroché la petite bête et mangé la fraise…
« Délicieuse !! ».

Jardin pédagogique - Fête des TAP à Bessancourt

Sur le carré des médicinales on partage un brin de romarin.  La touffe est devenue si grosse. On échange des recettes autour de la tisane de sauge. Ces deux massifs ont accueillis, pendant les premiers mois de l’année, les fidèles auxiliaires : coccinelles et syrphe. Elles ont maintenu le jardin pédagogique hors de nuire des pucerons.

Au jardin pédagogique, plus de déchets ! Les fanes des pommes de terre vont pailler les pieds de blettes, le gazon fraîchement coupé servira au pied des tomates comme amendement et rétention d’eau, le broyat sera réparti aux pieds des fruitiers pour éviter les mauvaises herbes et les coups de lame des agents d’entretien sur les écorces. Les fèves ont été superbes, une fois dégustées elles ont été découpées en morceaux par les enfants pour servir de paillage entre les salades et les courges. Entre leur racines, chargées de nodules d’azotes, on sème à nouveau : salades, betteraves, choux.

Jardin pédagogique - Fête des TAP à Bessancourt

Jardin pédagoqique de l’école Saint Exupéry

A St Exupéry après une petite averse, le soleil ! Ici ce sont les céréales qui sont mises à l’honneur : blé, triticale et avoine dans le carré fleuri. Les enfants se retrouvent dans la cour de récréation pour tenter de faire de la farine en écrasant des grains encore verts. Qu’importe ! Ils savent désormais d’où vient le pain ou les pâtes.

Certains préfèrent apporter les épis aux poules. Là encore on goûte et on fait goûter. On participe : parents et enfants sur la grelinette derrière un semis de moutarde qui a été récoltée pour la récupération des graines. Une fois le terrain ameubli, les enfants cherchent et trouvent les racines de chiendent. Ils viennent me les montrer, fiers de leur cueillette.

Puis on sème, haricots nains en ligne, betteraves à la volée. Enfin on arrose avec l’eau des récupérateurs, à laquelle on ajoute un dixième d’extrait d’ortie fermenté, préparé par les enfants du deuxième trimestre.

Enfin on visite la serre pédagogique. Il reste quelques pieds de tomates et de poivrons, des basilics et des brocolis. Ils ont été semés il y a peu. L’air embaume grâce à la coupe de capucines, une touche de couleur avec les cosmos, quel lieu agréable ! Presque tous les plançons des jardins ont été réalisés ici dans la serre. Pour le plaisir, nous retrouvons les vieilles variétés de tomates non hybrides. Nous réalisons aussi des plants résistants mieux à la maladie.

Jardin pédagogique - Fête des TAP à Bessancourt

Pour conclure

Au final, les parents repartent avec une batavia rouge grenobloise, une tête d’ail frais et un bouquet de persil pour la salade du soir. Les enfants avec un bouquet de blé ou de mélisse pour la tisane. Le jardin pédagogique a retrouvé tout son sens, et a rempli sa mission. Il devient un lieu de détente et de beauté, de bien-être et de découvertes. Et pour les enfants, il est un lieu de transmission de savoir et de liens à la terre… A suivre !

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